Photos (Brian McMorrow)

3calebasses

La Calebasse fendue ne sert plus à recueillir l'eau précieuse mais le grain à trier se contente volontier de son fond. ASSOUKA

assouka@gmail.com


Designed by:
Coopération informelle
Written by ASSOUKA   

Coopération informelle

« Un peuple doit pouvoir compter sur sa diaspora réparti à travers le globe. Une famille de cœur, sur les membres de sa communauté reparti à travers la ville, la région ou le pays. Le lien entre les membres est essentiel pour mener une lutte sur le plan économique ou celui de l’identité sur l’échiquier international. La notion de peau fait place à celle de l’uniforme plus complexe à définir tant qu’elle joue sur des notions subjectives d’attitudes et d’oppression économique. La frontière entre les besoins ou les comportements culturels en voie de disparition reste un art que le monde économique ne peut s’illustrer. »

Le lieu de conflit devenait celui du commerce international. Spora suivait avec beaucoup d’attention la chronique diffusé sur la radio communautaire. Un ensemble d’associations qui se partageaient l’antenne et offrait une couleur bigarrée mais cohérente à l’onde d’un mouvement naissant auquel il croyait. Que ce soit la musique, l’art, la littérature, l’entreprenariat, la recherche, les compétences professionnelles ou le commerce, une vague de soldats se battait pour faire reconnaître leur valeur, leur mérite.

Le vieux système paternaliste et conformiste qui rétribuait au compte goutte les efforts mais avalait goulument les profits et les performances, avait fini par tuer l’enthousiasme des consommateurs les plus fidèles. Privé de cette manne pour les chiffres de la croissance, les états bien en vue dévisageaient l’immigration comme la clé pour un renouvellement de l’actif. Pari risqué lorsque l’emploi servant d’appât n’est pas au rendez-vous et que le bulbe des compétences inassouvies risque de s’ouvrir et de diffuser un parfum d’une originalité que les autres fleurs du jardin ne sauraient ignorer.

Spora aimait réfléchir à haute voix pendant l’émission. Ça faisait longtemps qu’il attendait ce réveil idéologique. Le coup de départ pour un monde économique supporté équitablement et durablement par des structures à dimension humaine. Sa formation universitaire lui avait présenté les principaux courants de pensée mais lui, s’identifiait à celui répondant à son besoin quotidien et non à une prévision financière et des profits vendus avant leur atteinte. Il enrageait de se voir et de voir ses frères restés au pays pris au piège d’un jeu de stratégie d’un monde qui ne voulait pas se résoudre à passer la main à une autre réalité qui connaîtrait elle-même des ajustements et sans doute un déclin.

Il posa son verre de soda à l’oseille sur sa table de cuisine. Même certaines multinationales très critiquées pouvaient jouer un rôle prépondérant dans la vie des communautés où elle s’implante. Toujours cette question d’attitude et de redistribution des richesses. La responsabilité sociale et environnementale que son prof lui avait durement inculqué d’un cinglant hors sujet quant à sa notion d’attitude économique. Il fallait encore du temps pour intégrer la Spora’ttitude à l’université.

Dans un monde idéal, il aurait souhaité envoyer une bourse à un proche resté au pays, monter un projet avec des jeunes professionnels locaux, s’impliquer dans la communauté de sa cité, développer une activité économique informelle ou à petit échelle complétant son revenu professionnel. Il manquait des moyens pour le faire et surement n’aurait-il pas le temps de le faire une fois les moyens garantis. S’il avait bénéficié du même programme de micro crédits que les pays émergents, il aurait trouvé le tremplin à son initiative personnelle. Il rêvait que soit reconnus des communautés émergentes dans les grandes Cités aux mêmes titres que les pays sans distinction quant à l’origine. Ces compagnons de précarité pourraient s’intégrer à l’économie déjà en marche et ne pas dépendre d’un chèque institué donné en montrant le baromètre des dépenses publiques.

« Les états assistés ne vivent pas d’une manne naturelle, ils s’endettent tant que leur avenir ne dépend pas des efforts communs de toutes leur ressources »

 

Comments (0)
Write comment
Your Contact Details:
Comment:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:angry::angry-red::evil::idea::love::x:no-comments::ooo::pirate::?::(
:sleep::););)):0
Security
Please input the anti-spam code that you can read in the image.
 

Quoi de neuf sur le site?

Des difficultés d'affichage avec le navigateur Internet Explorer en cours de résolution. Merci de votre patience.

C'est l'Esprit qui guide...

Femme calebasse

The Gospel continue...

 

 

Gardez l'oeil sur la Calebasse...